mardi 25 février 2014

Les malheurs d'une cancre 2

Après cette épouvantable après-midi, Pauline se jure bien de ne plus jamais revivre une telle humiliation. Elle est persuadée que Monsieur Némard a outrepassé les bornes. Sans doute avait-il reçu le feu vert de la direction et de ses parents pour la menacer d’une fessée déculottée mais certainement pas pour passer à l’acte et encore moins d’une façon aussi honteuse car elle est certaine qu’il était conscient qu’ils étaient épiés au travers des éclats dans la peinture des vitres. Il lui faut coûte que coûte changer d’école ou au moins de professeur. Cette fois, elle se dit qu’il est préférable d’en parler à ses deux parents à la fois et elle choisit un moment où ses frères et sœur sont au cinéma pour leur confier toute l’histoire. Elle voit son père pâlir à son récit et se dit qu’elle a partie gagnée, il va certainement exploser de rage devant l’indécence de ce prof. Mais ses espoirs s’écroulent quand son père l’accable de reproches. Il lui assène qu’elle devrait avoir honte de ses échecs répétés, qu’elle devrait se classer parmi les premières puisqu’elle redouble, qu’elle ne trouvera aucun emploi digne sans diplôme et patati et patata. Et pas un mot sur la façon impudique dont on l’a traitée, comme s’il était tout naturel qu’un prof dénude une jeune fille pour la fesser, qui plus est en se sachant espionné par des garçons. Sa mère n’est pas en reste. Quand sa fille insiste sur sa gêne d’avoir été exposée à cet homme et à ses camarades, elle refuse d’engager une quelconque discussion sur ce terrain et lui répond comme précédemment qu’elle fait entièrement confiance aux corps professoral. Elle lui lâche même que son cas a été évoqué en conseil de discipline et que son professeur n’agit pas sans l’aval de sa direction et de ses collègues. Cette dernière révélation sape définitivement le moral de Pauline : ainsi donc tout le corps professoral est au courant et complice de cette ignominie. Elle tente une dernière fois de leur faire prendre conscience du péril de sa situation :
- Mais enfin rendez-vous compte, il m’a promis que si je ne travaillais pas plus, il serait obligé de me fesser la prochaine fois devant toute la classe. Jupe relevée et culotte baissée ! Il m’a même dit que si j’étais en jean, je devrais l’enlever sur l’estrade avant qu’il ne baisse ma culotte. Fessée avec toute la classe derrière moi, vous imaginez ! Et vous savez bien, il n’y a pas que des filles, il y a presqu’une majorité de garçons.
– Ecoute-moi bien, ma fille, s’emporte son père, primo tu viens de nous le répéter la fessée c’est « si tu ne travailles pas davantage. » Il ne tient donc qu’à toi de ne jamais plus en recevoir. Secundo, sache que pour nous, la seule chose indécente dans toute cette histoire, ce sont les points que tu récoltes en redoublant. La discussion sur ce chapitre est définitivement close pour ta mère comme pour moi. En ce qui nous concerne, la direction peut même te faire assister toute nue à tes cours, cela nous est égal pourvu que ce soit la bonne méthode pour que tu décroches ton diplôme.
– Ils sont sans doute dans le bon, puisque visiblement, il n’y a que cela qui te fait peur, rajoute aigrement sa mère. »
Pauline en entendant cela ne peut contenir sa rage et son désarroi et elle court se réfugier dans sa chambre en claquant violement la porte du salon. Mais son père furieux la rappelle et exige qu’elle redescende et leur présente des excuses.
– Je n’en ai pas fini avec toi.»
Il lui tend un stylo et une feuille volante.
- Assieds-toi et écris.»
Sa fille s’installe interloquée et il explique :
- Je veux que ton professeur comprenne qu’il a notre entier soutien et je veux aussi que chacun sache que tu as parfaitement conscience de ce qui t’attend si tu ne t’amendes pas. Tu vas écrire un mot à destination de tes camarades. Ecris : « J’ai reçu une fessée déculottée dans cette classe mais Monsieur Némard a eu la bonté de m’épargner la honte d’être punie devant vous. Je sais que si je ne m’améliore pas, je serai cette fois fessée devant vous tous et que votre présence n’empêchera pas mon professeur de me baisser ma culotte. 
Voilà, tu remettras cette feuille à ton professeur et tu lui demanderas de notre part de l’afficher à la place de l’ancien texte.»
Pauline estomaquée se lève, ses lèvres tremblent de dépit mais elle ne réplique rien et souhaite le bonsoir à ses parents. Son père la retient :
- Attends. Tu as dit l’autre jour à ta mère que ton prof regrettait de ne pas avoir de photo de toi à afficher, n’est-ce pas ? »
Pauline acquiesce de la tête en se demandant ce qui va encore lui tomber dessus.
– Et bien nous allons arranger cela. »
Monsieur Guéret ouvre le tiroir où sont conservées pêle-mêle les photos imprimées et après une fouille de quelques instants, il trouve ce qu’il cherchait :
- Voilà, celle-ci est parfaite. »
Et il tend un cliché à sa fille. En le découvrant, elle rougit. La photo n’a pas été choisie au hasard, elle a été prise alors que Pauline portait une robe bustier de soirée, mais le gros plan ne fait apparaître que ses épaules nues et la naissance de ses seins comme si elle était dans le plus simple appareil.
 
 
Au cours suivant, Pauline est au comble de l’embarras. Elle rougit chaque fois qu’elle croise le regard du prof en se disant qu’il ne peut que penser à ce qu’il a vu d’elle et elle a l’impression que les autres la regardent comme une bête curieuse. Les nouvelles vont vite à l’école, elle ne le sait que trop bien.
Après la sonnerie, elle traîne en rangeant ses affaires pour pouvoir parler à Monsieur Némard sans que ses camarades ne le remarquent. A demi-assis sur son bureau et bras croisés dans une attitude qui lui est familière, il la regarde faire, le sourire aux lèvres et attend patiemment que la jeune fille s’adresse à lui, sans chercher à la mettre à l’aise. Elle se décide enfin à lui expliquer ce que son père souhaite et lui tend feuillet et photo.
La photo a l’air de lui plaire et il l’interroge sur les circonstances de la prise de vue. Il a l’air déçu d’apprendre qu’elle portait une robe de soirée et ne se prive pas d’en faire la réflexion :
- Oh vous étiez habillée ! J’aurais jurée que vous étiez nue ou en tout cas seins nus sur cette photo. Dommage, en voyant ce décor de salon que l’on devine derrière vous, je trouvais cela particulièrement érotique. Et bien dites donc, vous avez dû avoir du succès avec une pareille robe ! »
Puis il lit à haute voix le texte dicté et approuve pleinement l’initiative de Monsieur Guéret.
- Nous allons placer tout ceci bien en vue. Je suis certain que vos camarades apprécieront. Quant à vous vous savez ce qui vous reste à faire. »
Le cœur gros, Pauline le regarde faire. Elle ne doute pas un seul instant de l’agitation que ces nouveaux éléments vont susciter. Et effectivement dans les jours qui suivent, elle est interpellée à tout bout de champ et pas seulement par ceux de sa classe. C’est surtout la photo qui est commentée. On ne cesse de la charrier sur sa tenue. Est-elle naturiste ? C’est son petit copain qui a pris cette photo ? Quel tarif demande-t-elle pour poser nue ? On fait mine de ne pas croire à son histoire de robe de soirée et on plaisante que cela ne devrait pas trop la gêner de montrer ses fesses en classe puisqu’elle se ballade nue dans les soirées.
En but à ces lazzis, elle fait le gros dos et hausse les épaules. Une seule chose lui importe désormais : améliorer ses résultats en math.
 
A force de travail, elle parvient dorénavant à assimiler le « par cœur » mais elle est toujours aussi hermétiquement fermée à tout esprit mathématique.
C’est alors qu’elle se résout de demander de l’aide à Brieuc. Ce n’est certes pas de gaité de cœur. Ce gars la drague désespérément depuis le début de l’année. Il n’est pas mal mais elle le trouve trop jeune pour elle et puis il a un côté prétentieux et infatué de sa personne qui lui déplaît. Par contre, il a deux qualités qui lui conviennent au plus haut point : d’abord, c’est un matheux de premier ordre et surtout c’est son voisin en classe.
Bien entendu, Brieuc accepte avec enthousiasme de lui donner des cours particuliers. Ils se voient régulièrement chez lui. Comme c’est un bon répétiteur et qu’il ne ménage pas son temps, elle finit par, de temps à autre, percer l’un ou l’autre mystère de la mathématique.
Mais ce qui améliorent le plus ses cotes, ce sont les méthodes de triche qu’ils ont mis au point. Il lui passe des billets sous la table, place sa copie en évidence quand le prof regarde ailleurs et en se touchant chaussure contre chaussure, ils ont même mis au point pour les QCM, un système de communication qui s’apparente à un morse silencieux.
Toujours est-il que de l’effet combiné d’un surcroit d’étude et de la complicité de Brieuc, Pauline remonte singulièrement sa moyenne du mois suivant et que son professeur n’y voit que du feu, persuadé que sa fessée-démonstration a porté ses fruits.
Bien sûr, il y a pour Pauline un prix à payer. Brieuc la serre de près quand ils sont seuls dans sa chambre et elle doit bien accepter de lui accorder quelques privautés. Le garçon n’est pas naïf ; il a compris que Pauline ne sera jamais amoureuse de lui et qu’elle ne lui cède quelques baisers, quelques mains baladeuses qu’avec réticence et par pur intérêt. Mais cette relation inhabituelle de négociation-chantage finit par l’exciter énormément. En fin de compte, il trouve beaucoup de plaisir dans ce rapport pervers de domination d’une jolie fille plus âgée que lui. Il profite de la préparation de chaque test de math pour lui en demander davantage et Pauline se convainc qu’il vaut mieux se laisser un peu peloter par ce garçon que de risquer une fessée publique.
Une veille d’interrogation, alors que les parents de Brieuc sont absents, ils s’apprêtent à réviser dans le living mais pour la première fois, il lui impose une condition : il ne lui expliquera la matière que si elle se met en petite tenue. Après avoir longuement discuté, elle cède à son chantage, mais refuse de se dévêtir devant lui. Elle va ôter jeans et pull over à la salle de bain, et le rejoint toute intimidée au rez de chaussée. Attablée chez ces inconnus, en string et soutien, Pauline se sent mal à l’aise, elle se dit qu’elle aurait dû garder ses vêtements à portée de main, que se passerait-il si ces gens rentraient à l’improviste ? La contempler pencher sur sa feuille d’exercice dans ses sous-vêtements blancs, admirer ses jeunes seins si peu couverts se soulever au gré de sa respiration, la voir jeter des coups d’œil craintifs vers la porte d’entrée au moindre bruit est un délice absolu pour Brieuc. Après les exercices, il lui demande de se placer à califourchon sur l’accoudoir du canapé pour réciter une dernière fois la leçon. Surprise et embarrassée par sa tenue et la posture qu’il lui impose, Pauline cède à ce nouveau caprice et se met à débiter le théorème. Brieuc lui tourne autour et elle se doute qu’il l’a fait poser ainsi pour mater ses fesses. Troublée, elle se trompe dans un raisonnement et il en profite pour lui dire qu’elle mérite une punition. S’affalant sur le canapé, il cherche à l’attirer sur ses genoux mais elle résiste. Pas question pour elle, d’échapper aux fessées de Monsieur Némard, si c’est pour subir celles de cet imbécile. Ils finissent par se disputer, des noms d’oiseaux sont échangés et Pauline finit par lui lâcher tout ce qu’elle a sur le cœur. Ils se quittent décidemment fâchés.
 
 
 
En arrivant le lendemain au lycée, Pauline regrette de s’être laissé aller à ses impulsions. La matière de l’interro est difficile et elle a absolument besoin de l’aide de Brieuc. Dès qu’elle le voit, elle l’entraîne dans un coin et ravalant toute fierté, elle lui présente ses excuses, elle regrette ses paroles blessantes, ses mots ont dépassé sa pensée et elle le supplie de continuer à l’aider. Brieuc boit du petit lait et finit par lâcher qu’il est d’accord pour continuer ses cours mais qu’elle devra subir une punition, sans autres précisions.
Rassurée pour l’immédiat, Pauline se dit que l’interro se passera sans difficultés comme à l’accoutumé. Mais quand le sujet est distribué, elle s’aperçoit vite que son voisin ne joue pas le jeu. Brieuc travaille sans s’occuper d’elle et ne lui communique rien. Désespérée, Pauline lui fait des signes, toussote, se rapproche de lui, l’accroche sous la table, se hausse pour tenter de lire sur sa feuille, si bien que son manège finit par attirer l’attention de Monsieur Némard. Un soupçon lui traverse à l’esprit : et s’il venait de découvrir le pot aux roses !
–Pauline, qu’est-ce que vous faites ? Il me semble que vous essayez de copier sur Monsieur Pasquet. Prenez donc vos affaires et venez vous installer à ma place, je veux être certain que vous réussissez aussi bien quand vous êtes seule. »
La pauvre ! Toute la classe a suspendu son activité et la regarde. Elle est toute pâle et ses mains tremblent en rassemblant ses affaires. Brieuc lui feint la surprise et l’indignation et retourne sa copie comme s’il craignait qu’elle y jette un dernier coup d’œil en se levant. Le professeur s’est levé pour la laisser s’installer à sa table et il va se placer tout au fond de la pièce, derrière ses élèves qui ont repris leur travail. Il a besoin de réfléchir. Ainsi, il se serait fait rouler par cette gamine, ses progrès ne seraient que le résultat d’une triche systématique avec ce Brieuc. Il regarde la nuque épaisse du garçon penché sur sa copie. Comment n’y a-t-il pas songé plus tôt ? Cela lui semble à présent évident que ce lourdaud s’est laissé acheter par cette fille. Mais au fait, comment s’y est-elle prise pour que ce bon élève accepte de prendre de tels risques, dans un établissement où la triche est un motif d’exclusion ? Il jette un coup d’œil à Pauline et la réponse lui semble manifeste tant cette fille est jolie. Il se rend compte avec étonnement qu’il en ressent une aigreur qui s’apparente à de la jalousie. Il la voit de face, assise à son bureau. Elle agite nerveusement ses longues jambes, sa main ne cesse de relever ses mèches, sa bouche forme une moue dubitative, elle n’écrit que très peu et rature souvent. Visiblement, elle est en panne sur sa copie. Il est clair que son résultat sera catastrophique et  il imagine déjà la façon la plus adéquate de réagir. Il sourit en prenant conscience que ses réflexions durcissent son pénis. Il ne s’occupera pas de Brieuc, comment lui en vouloir de s’être laissé corrompre par cette fille, belle à damner un saint, sa seule sanction sera de ne plus partager sa table avec Pauline. Pour elle par contre, ce sera la fessée publique promise et le scénario s’ébauche déjà dans sa tête.
A la fin du contrôle, il collecte les copies et jette un premier coup d’œil à celle que lui tend Pauline. Pas besoin d’une longue analyse pour confirmer le désastre. Il soupire de manière éloquente et lui dit de rester en place à son bureau jusqu’à la fin du cours. Tandis qu’il va et vient dans la salle en expliquant une nouvelle théorie, Pauline se rend compte qu’à présent qu’ils sont désœuvrés, ses camarades, filles et garçons, passent plus de temps à la regarder qu’à écouter le prof. Elle n’apprécie guère d’être si bien en vue sur cette estrade. Les sourires, les regards insistants, les mines réjouies qui lui font face en disent long sur ce que la plupart espère.
Le cours va bientôt se terminer quand Monsieur Némard donne un dernier exercice à ses élèves, puis s’installe à une table libre avec le paquet de copies. Pauline le regarde lire, soupirer, hausser les épaules, manier abondamment le stylo rouge sur la première copie et elle est persuadée qu’il s’agit de la sienne. Elle en a la confirmation quand il vient à elle et lui colle sous le nez son travail décoré d’un grand 3/20 rageur.
-Pouvez-vous m'expliquer une telle différence avec vos derniers tests ? »
Il a chuchoté et pourtant bien des têtes se sont levées.
Pauline baisse la sienne et explique timidement qu'elle n'a pas très bien compris le dernier chapitre.
-Je pense que ce n'est pas la seule raison, Pauline ! Voulez-vous que je vous fasse refaire au tableau l’interro précédente où vous avez obtenu, malhonnêtement je pense, 15 sur 20 ? Je suis convaincu que vous n'auriez pas la même note sans le secours de Brieuc... »
Elle ne répond pas. Elle se recroqueville davantage encore sous l’orage, ses bras sont pressés entre ses cuisses.
-Avouez donc que vous trichez et copiez sur votre voisin depuis des semaines ! »
Pauline secoue la tête et assure sans conviction qu'elle ne triche pas. Il la fixe sévèrement dans les yeux et assène :
-Votre cas ne s'arrangera pas si vous osez maintenir votre mensonge, Pauline ! »
Elle sent ses yeux s'embuer. Tant pis ! Elle reconnait qu’elle a systématiquement copié sur Brieuc, au moment même où retentit la sonnerie de fin du cours. Le prof soupire longuement, il est réellement exaspéré mais feint de l’être encore plus. Il congédie la classe et tandis que les élèves commencent à ranger leurs affaires et à sortir, il se plante bras croisés face à une Pauline terrorisée.
-J'avais trop peur de recevoir la fessée, il fallait que je trouve une solution, je vous promets que j'ai essayé de faire 
des efforts... »
Elle tente de le convaincre de sa sincérité mais il ne l'écoute plus et lui coupe la parole :
-Aujourd’hui vous avez été sauvée par la sonnerie de fin de journée mais à mon prochain cours, vous serez impitoyablement fessée puisque c’est ce que je vous avais promis. Sur vos fesses. Vos fesses nues naturellement et devant tout le monde. »
Pauline accuse visiblement le coup.
- Je vous avais prévenue qu’au moindre écart vous y auriez le droit. Habillez-vous en jupe comme la dernière fois, ce sera plus commode pour vous que de devoir enlever votre jean devant la classe... »
Elle reste sans voix et le fixe d’un air hagard.
- Je ne supporte pas que l'on me berne comme vous l'avez fait. Préparez-vous à une punition très sévère, un point, c’est tout...Bonsoir, Mademoiselle. »
Sur ce, il rassemble ses affaires sans plus s’occuper d’elle et quitte la classe en colère.
Pauline dévastée, reste quelques instants interdite, oubliant même de lui rendre son bonsoir, puis elle attrape en catastrophe ses effets et court à sa poursuite. Elle le rattrape dans le grand hall, bouscule quelques élèves au passage, le hèle, finit par l’accrocher par la manche et sans se préoccuper du monde autour d’eux se met à supplier :
-Monsieur Némard, je vous en prie...je ferai des efforts, je vous promets...vous n’avez pas le droit, pas comme ça, pas devant les autres... »
Mais il ne veut pas l'écouter, il lui attrape le bras, lui fait faire un demi-tour et sans la lâcher, lui donne une claque sèche par dessus son jeans.
- Maintenant Mademoiselle, vous allez vous calmer ! Si vous ne voulez pas qu'une deuxième claque arrive sur vos fesses nues, ici, devant tout le monde, je vous conseille d'arrêter vos jérémiades. »
Et il abandonne Pauline, qui reste plantée au milieu du couloir, complètement chamboulée. Les rires qui éclatent autour d'elle la font revenir sur terre. Elle croise le regard d'un des garçons de sa classe et lit dans ses yeux son regret que le prof n’ait pas mis sa menace à exécution. Un frisson lui parcoure tout le corps et elle s’enfuit vers les toilettes pour cacher les larmes qui coulent sur ses joues.
 
 
 
Quand elle arrive chez elle, sa mère voit bien qu’elle n’est pas dans son assiette mais heureusement elle ne l’embête pas et ne lui pose aucune question. Pauline a tôt fait de se réfugier dans sa chambre. Elle a besoin de se concentrer, le prochain cours de math est pour le surlendemain, cela ne lui laisse que peu de temps pour trouver un moyen d’échapper ou au moins d’atténuer sa terrible punition. Elle est convaincue qu'elle ne peut rien attendre de ses parents et elle est décidée à leur taire ses angoisses. Pas d’espoir non plus de faire fléchir Monsieur Némard, il avait l’air réellement en colère, plus encore que lorsqu’il l’a fessée une première fois. Se porter malade n’est pas non plus une solution, cela ne ferait que reporter son supplice. Il lui reste à tenter sa chance auprès du directeur. Elle se promet d’aller le voir dès demain matin. Après tout la sanction normale pour la fraude aux épreuves est l’exclusion et surtout si la triche a été aussi répétée. Elle se dit qu’en s’accusant auprès du dirlo, il ne pourra que la renvoyer. Ce sera évidemment très grave pour son avenir mais tout vaut mieux que l’humiliation qui lui est promise.
Elle descend diner un peu réconfortée par cette résolution et décidée à faire bonne figure devant ses frères et sa sœur. Mais à peine sont-ils à table que sa mère annonce à son père :
-Le lycée m’a appelée. Ta fille va être une nouvelle fois punie, vendredi ! »
Pauline a l’impression que le sang se retire instantanément de ses veines. Son père lui demande ce qu'elle a encore fait, mais c’est sa mère qui répond à sa place :
-La secrétaire m’a prévenue que non seulement elle ne travaille toujours pas mais qu’à présent, elle se permet de tricher. Figure-toi qu’elle est parvenue à circonvenir un certain Brieuc Pasquet, un brave garçon qui a tout avoué au directeur. Il lui a aussi raconté tout ce que cette dévergondée lui a fait pour obtenir sa complicité. »
En entendant cela, Pauline sursaute :
-Quoi ? Mais c’est faux ! Qu’est-ce que cet infâme salaud a pu raconter au directeur sur moi ?
-C’est bien chez cet infâme salaud comme tu dis que tu passais toutes tes soirées quand tu nous racontais que tu allais réviser chez Léa-Lynne ? Ne mens pas, moi-aussi j’ai mené ma petite enquête. Les parents de Léa-Lyne et ceux de ce Brieuc m’ont confirmé la chose. Et quant à la façon dont tu as acheté ce garçon, figure-toi qu’il a montré au directeur une photo prise à ton insu avec sa webcam où l’on te voit en petite tenue, perchée sur l’accoudoir de son divan, en train de te faire aller pour l’aguicher. »
Le coup est trop dur pour Pauline, c’est vraiment trop injuste, tout se ligue contre elle. Mais sa mère poursuit impitoyablement son réquisitoire :
-Toutes tes bonnes côtes depuis un mois sont le résultat d’une fraude systématique. La secrétaire m’a passé le directeur lui-même, il voulait t’exclure. En discutant beaucoup, je suis parvenue à le faire changer d’avis mais il est déterminé à faire un exemple et je lui ai dit que quoiqu’il fasse, il aurait notre soutien. »
Monsieur Guéret abonde dans le sens de sa femme, Pauline n’en peut plus, devant son dernier espoir qui s’envole, elle éclate en sanglots, tandis que ses frères et sœur se demandent ce qui se passe.
-Mais vous ne comprenez pas... Le prof veut baisser ma culotte devant toute la classe ! »
Sa mère s'emporte :
-Et alors, tu crois qu’on va te plaindre alors que tu te conduits comme une trainée avec le premier garçon venu ! Il fallait y penser plus tôt. Tu as été suffisamment prévenue.
Tu seras sévèrement punie comme tu l’as mérité ! Et tant pis, si pour cela, tu dois montrer tes fesses à tout le monde ! »
Le silence s'installe tandis que Pauline et sa mère essayent de se calmer.
-Je crois que ton professeur t'a conseillé de venir en jupe, vendredi prochain ? »
Pauline, ravalant ses larmes, acquiesce d’un signe de tête.
-Alors pense à préparer tes vêtements, ils ne sont pas prêts. »
Sa fille ne peut plus supporter cette conversation et brusquement se lève de table pour regagner sa chambre.
 
 
 
 
Vendredi matin, au sortir de sa douche, Pauline hésite. Mettre la jupe qu’elle a préparée ou son jean habituel ? Une jupe va attirer tous les regards dès son arrivée au lycée, ce sera trop dur. Elle passe son jean, puis le retire en s’imaginant devoir se tortiller devant les autres pour l’enlever. Au moins une jupe peut n’être que relevée et elle a choisi un modèle particulièrement évasé à dessein. Le choix de ses sous-vêtements est aussi problématique. Elle y a songé toute la nuit. Avec un string, elle peut espérer qu’il le laissera en place. Mais, elle n’en a qu’un seul et elle ne l’a jamais mis sous une jupe. S’il y a un coup de vent ou qu’un de ces cons s’amusent à lui relever la jupe dans la cour...non, décidemment, elle préfère passer une de ses culottes Petit Bateau, bien plus couvrante. Elle l’abaisse sous ses fesses, le coton glisse facilement, rien ne l’obligera à le descendre plus bas, ce sera déjà assez humiliant comme ça. Des collants ou pas ? Là aussi elle a tourné et retourné le dilemme dans sa tête pendant son insomnie. En tout cas pas de bas, ce serait trop sexy ! Mettre des collants, cela veut dire lui permettre de baisser encore un truc mais d’un autre côté, les nylons vont s’accumuler avec sa culotte sous ses fesses ce qui protègera un peu son intimité.
Son cours de Maths est en deuxième heure. En entrant au lycée, sa tenue fait sensation, c’est tellement rare de voir une fille en jupe. Les plus futés se disent que cela pourrait annoncer quelque chose de réjouissant et derrière son dos, les spéculations vont bon train. L’on se raconte la scène du grand hall, on se rappelle qu’il y a cours de math aujourd’hui, on tient des paris et la fièvre s’accroit en passant de groupe en groupe.
La première heure défile à toute vitesse et un terrible nœud se forme dans l’estomac de Pauline quand retentit la sonnerie. Alors que ses camarades se dirigent avec un zèle inaccoutumé vers la salle de Maths, elle ne peut se résoudre à s'y rendre de suite et va s'enfermer dans les toilettes.
Monsieur Némard demande agacé où est Pauline. Personne ne peut le lui indiquer, mais on assure qu'elle était bien présente au premier cours.
Au bout de dix minutes à se raisonner, Pauline se décide à rejoindre sa classe. Elle se doute que ce sera encore pire 
si elle n'y va pas. Avant d'entrer elle hésite encore quelques secondes, puis frappe à la porte.
Le cours est déjà commencé, et elle se dirige vers sa place le cœur battant à tout rompre.
-Attendez Mademoiselle ! Vous êtes en retard, vous me devez sûrement des explications. »
Elle commence à bredouiller des excuses, mais Monsieur Némard la coupe.
-Déposez votre sac et votre veste et venez plutôt vous expliquer sur l'estrade devant tout le monde. D'ailleurs c’est là que vous allez rester tout le cours, ainsi que les deux heures suivantes car je vous annonce que vous êtes punie dans ma classe toute la matinée. »
Elle monte sur l'estrade, mal à l'aise, elle baisse la tête et tire sur sa jupe lorsqu'elle se retourne vers la classe.
-Allez-y, on vous écoute !
-Je suis en retard parce que je ne me sentais pas bien... »
Monsieur Némard la rejoint sur l'estrade.
-Je peux comprendre que vous ne vous sentiez pas bien avant de recevoir une fessée, cela prouve que la punition sera 
très efficace. Mais ce n'est pas une raison pour être en retard. »
Pauline a un sursaut quand il prononce le mot fessée, elle rougit qu'il parle aussi crûment de sa punition devant tout le monde.
L’annonce provoque par contre un joyeux remue-ménage dans la classe. On s’interpelle sans retenue, on se pousse du coude, les parieurs se claquent les mains, cette fois, c’est sûr le moment tant fantasmé est arrivé.
Le professeur laisse s’exprimer ce trop plein d’émotions avec une indulgence inhabituelle. Pauline croise un instant les yeux de Brieuc, il a le regard méchant et triomphant et elle se dit qu’il aurait mieux valu lui céder quand il a voulu la fesser.
-Le quart d'heure que vous avez loupé ce matin, vous le rattraperez seule avec moi, à la fin de la matinée, j’y ajoute un quart d'heure supplémentaire pour votre peine. Concernant votre fessée, afin de ne pas déconcentrer davantage vos camarades, nous attendrons la dernière partie de l'heure. » 
La classe s'agite, des regards s'échangent, mais cette fois Monsieur Némard calme tout son monde d'un regard circulaire.
-En attendant votre fessée, vous allez rester à genoux sur l'estrade face au tableau et à la punition que vous avez vous-même écrite, cela vous rappellera ce qui vous attend. Et pour faire bonne mesure, vous allez déposer vos mains sur votre tête, comme une sale gamine en pénitence. »
Bien que la situation soit plus qu'humiliante à son âge, elle se prépare à faire ce que le prof lui impose, mais celui-
ci l'arrête à nouveau.
-Vous savez, Mademoiselle, que si votre fessée est donnée devant tout le monde, c'est pour que vous ayez une part de honte supplémentaire et je vous ai dit et répété que votre tenue vestimentaire y participera grandement. »
Pauline le regarde dans les yeux, tandis qu’une nouvelle rumeur courre la salle. Elle sait où il veut en venir et s’attend à une nouvelle allusion qui l’humiliera devant les autres. Mais ce qu’elle entend est bien pire.
-Nous allons donc commencer de suite... »
Il marque un temps d’arrêt et un silence religieux se rétablit aussitôt.
-Pour bien marquer votre nouveau statut de punie et pour rappeler que la culotte que vous portez va bientôt être baissée, vous allez dès à présent enlever votre jupe. »
Pauline a l’impression que le sol se dérobe sous ses pieds : enlever carrément sa jupe, elle ne s’y attendait pas. Les yeux baissés, elle dénoue sa ceinture et défait deux boutons, l’un sur sa hanche, l’autre sur son ventre. Elle retient un instant le vêtement qui se laisse aller, prêt à tomber puis se décide à le faire glisser le long de ses jambes. Morte de honte, elle presse sa jupe devant elle. Il l'attrape alors par les hanches et l’amène sans ménagement au milieu de l'estrade. Puis il enroule son chemisier en lui dégageant au maximum le dos et le ventre. Pauline frissonne quand il soulève son soutien pour y glisser l'avant de son chemisier. Il la retourne et fait de même entre ses omoplates.
-Voilà, vous êtes prête ! Vous pouvez vous mettre à genoux. »
Elle s'agenouille et il lui arrache la jupe qu’elle tient toujours contre son ventre. En la jetant dans son tiroir, il ajoute :
-Confisquée ! Une fille fessée n’a pas besoin de jupe et pour les deux classes qui vont suivre, elle ne vous sera pas plus nécessaire. »
Pauline lâche quelques larmes silencieuses qu'elle a su contenir jusque là. Elle s'était pourtant promis de ne pas pleurer pour ne pas augmenter encore la satisfaction de ceux qui se plaisent à la voir ainsi traitée et singulièrement de Brieuc. 
De temps en temps, elle  essuie ses joues, puis repose docilement sa main au dessus de sa tête.
Monsieur Némard a repris son cours presque normalement. Mais les élèves ne sont évidemment pas concentrés, les regards s'échappent souvent vers la pénitente, on se focalise surtout sur le coton blanc tendu sur les fesses que l’on distingue au travers du nylon clair. On rêve de voir descendre ces tissus sous son petit cul rebondi. Malgré l’inconfort, Pauline tâche de rester  immobile, dressée sur ses genoux. Ses talons sont à l’extrême bord de l’estrade, elle sait que si elle se repose sur ses chevilles ses fesses pointeront à moins de deux mètres du premier rang. Les courbes de ses hanches et de sa croupe provoquent bien des érections. On aurait certes préféré qu’avant de s’agenouiller, elle ait dû se mettre le bas du corps complètement nu, mais on se console en se disant que bientôt...
La moitié de l’heure à peine est passée que Monsieur Némard renonce à retenir l’attention de ses élèves. Il doit constater qu’il n’arrive plus à capter aucun regard et que personne ne l’écoute. Lui-même est d’ailleurs impatient de passer à la suite du programme.
-Voilà, nous en resterons là pour aujourd’hui. Vous pouvez ranger vos affaires.
Les premiers élèves se lèvent mais la classe hésite, on se regarde, on craint d’avoir mal compris, va-t-on en fin de compte être libéré avant la fessée ? L’annonce suivante rassure :
-Nous allons tous nous regrouper au fond de la salle, nous aurons plus de place et tout le monde pourra ainsi bien voir. Poussez quelques tables pour former un demi-cercle et empilez les chaises les unes sur les autres pour dégager l’espace. »
Chacun s’empresse, quelques-uns bavardent et plaisantent mais la plupart des visages sont tendus et concentrés.
Pauline soulage ses genoux en se reposant sur ses talons. Elle jette un coup d’œil éperdu par-dessus son épaule.
Lorsque tous sont installés, qui assis contre une table, qui debout, le prof aide Pauline à se relever en la prenant par le coude. Il va rejoindre ses élèves tandis qu’elle se frotte les genoux endoloris. Elle prend alors conscience qu’elle est seule sur l’estrade et que tout le monde la regarde avec intérêt depuis le fonds de la pièce. Elle ne sait ce qu’elle doit faire et le prof laisse la confrontation perdurer quelques instants avant d’ordonner :
-Otez donc ces collants ridicules et placez-les dans mon tiroir avec votre jupe. »
Pauline sent son cœur s’accélérer. Seule comme une stripteaseuse en scène, elle roule ses collants en prenant bien garde que son slip ne soit entrainé dans le mouvement. Ses chevilles atteintes, elle se rend compte qu’il lui faut dénouer l’attache de ses chaussures et elle se penche en avant sans élégance pour arriver à se défaire de ses nylons.
-Venez jusqu’ici, nous vous attendons. »
Abandonnant chaussures et collants à terre, Pauline traverse la pièce comme un zombie. Elle a atteint l’arc de cercle formé par ses camarades quand Monsieur Némard la saisit par les épaules et lui fait faire demi-tour.
-Je vous ai dit de placer vos collants dans mon tiroir. Je doute que vous ayez envie de les remettre sur vos fesses une fois que je les aurai mises à bonne température. »
Quelques ricanements serviles accueillent cette saillie.
-Allez ouste, allez me ranger cela et remettez vos chaussures. Avec vos jambes nues, vous serez plus élégante sur vos talons hauts. »
Pauline obéit et s’éloigne. Qu’elle est jolie ! pense-t-on les yeux rivés sur cette croupe fascinante. Revenue sur scène, elle s’agenouille pour remettre ses chaussures, range ses collants dans le bureau et revient hésitante vers le groupe. Le silence est complet, on n’entend que le claquement lent de ses talons sur le carrelage.
Monsieur Némard l’accueille au centre de l’arc de cercle formé par ses camarades, en pinçant son menton pour lui faire relever la tête.
-J'espère que cette punition aura pour effet de vous faire changer radicalement d'attitude ! Et pour commencer, je voudrais que vous nous convainquiez que cette punition ne sera pas aussi inutile que la précédente. Montrez-nous que vous êtes pleinement consciente de l’avoir méritée en sollicitant vous-même votre fessée. »
Pauline le regarde éberluée, elle ne sait que dire. Le prof est obligé d’insister :
-Alors ! On vous écoute, Mademoiselle.
Elle se lance, hésitante et rougissante :
-Je...je mérite d'être punie.
Il lui relève une nouvelle fois la tête.
-Vous regardez votre auditoire, s’il vous plaît, quand vous parlez ! Et faites preuve de meilleure volonté, je suis certain que vous pouvez être beaucoup plus explicite. Alors ne me décevez pas sinon je vous promets que votre chemisier ira illico rejoindre votre jupe et vos collants. Je crois que cela ferait plaisir à plus d’un.
Prenant la menace très au sérieux, elle tressaille et essaye de se ressaisir.
-J'ai pris conscience que je mérite une punition et je vous demande de me l’infliger maintenant. Je vous promets de tout faire pour changer d'attitude.
-Voilà qui est mieux ! Et dites-nous, en quoi consiste la punition que vous réclamez.
-Une fessée...
Il lui fait comprendre du regard qu’il faut qu’elle poursuive.
-Une fessée sur mes fesses nues, sans ma culotte...enfin je veux dire avec ma culotte baissée.
On voit qu’il lui en coûte beaucoup de parler ainsi devant les autres.
-Voilà qui est mieux et dites-nous à présent ce que vous avez fait pour mériter une punition aussi exceptionnelle.
–Je...j’ai triché à tous les tests depuis le début du trimestre, pour avoir de bonnes cotes.
-Et comment avez-vous triché, puisque décidemment il faut vous arracher tous les mots de la bouche ?
–J’ai copié sur Brieuc. »
Elle a à nouveau baissé la tête en disant cela pour éviter de croiser le regard du garçon.
Monsieur Némard sait parfaitement que Brieuc fut le complice consentant de Pauline, mais puisque le directeur lui a promis l’impunité en échange de ses aveux complets, autant le présenter comme une victime et utiliser leur antagonisme pour heurter davantage l’amour-propre de Pauline.
-Et bien dans ce cas, il me semble qu’il serait naturel que vous présentiez vos excuses à ce garçon. »
Pauline se mord les lèvres. Cette fois, il est manifeste qu’elle cherche à contenir sa rage. Brieuc s’est avancé vers elle un sourire de triomphe aux lèvres.
-Pardon, Brieuc. »
Elle a lâché cela très vite dans un murmure, en détournant le regard.
-Allons, allons, Mademoiselle, ce ne sont pas là des excuses d’une personne qui regrette sincèrement le tord qu’elle a causé. Vous rendez-vous compte que vous avez mis en péril la scolarité de votre compagnon ? Il risquait rien de moins que l’exclusion. Heureusement pour lui, Monsieur Pasquet a eu la sagesse de tout nous avouer, y compris sachez-le, la façon dont vous vous êtes prise pour l’amener à devenir votre complice. »
Cette allusion fait blêmir Pauline. Elle a déjà eu avec sa mère un avant-goût de ce que Brieuc a pu inventer pour se donner le beau rôle. Le prof va-t-il répéter devant ses camarades ces insanités ?
Ravalant sa fierté, elle s’empresse de couper court:
-J’ai mal agi envers toi, Brieuc et je te prie de me pardonner.
-Voilà qui est bien. Je suis certain qu’il ne vous en voudra pas, n’est-ce pas Monsieur Pasquet ? »
Brieuc acquiesce bêtement de la tête.
-Et pour vous prouver sa bonne volonté, il va vous aider à subir dignement votre punition. »
L’une et l’autre regardent le prof avec la plus profonde incompréhension.
-Monsieur Pasquet, la fessée que je vais maintenant infliger à Mademoiselle Guéret sera incontestablement douloureuse. Vous allez lui rendre le service de la maintenir fermement, je ne voudrais pas qu’en se débattant dans une position et une tenue aussi délicate, elle n’aggrave son humiliation. Mais dans un premier temps, vous devriez l’aider à se mettre en tenue. »
Brieuc s’approche encore de Pauline. On le sent hésitant et mal à l’aise.
-Heu, qu’est-ce que je dois faire ?
-Mademoiselle, expliquez donc à ce garçon ce que vous attendez de lui. »
Pauline se recule montrant ainsi qu’elle a parfaitement compris. Elle se heurte vite à ceux qui l’entourent et ne peut aller plus loin.
Monsieur Némard la foudroie du regard.
-Allons, Mademoiselle, j’attends. Comment Brieuc peut-il vous préparer pour la fessée ?
-Ma...ma culotte.
-Oui votre culotte ? Que voulez-vous dire ?
-Me baisser ma culotte pour que...que je... sois fessée.
-C’est à peu près cela...à un détail près, Pauline. Votre culotte doit être ôtée et non pas seulement baissée. Vous serez bien plus à l’aise, le bas du corps entièrement nu, pour la suite de votre punition. »
Cette fois, Brieuc affiche une mine réjouie et il avance les mains vers la taille de Pauline mais le prof l’écarte du bras.
-Pas d’impatience je vous prie, attendez que Mademoiselle sollicite votre aide. Je suis certain qu’intelligente comme elle l’est, elle a compris qu’elle a tout intérêt à vous le demander bien poliment. »
L’effort semble impensable à Pauline et pourtant elle s’entend déclarer d’une voix blanche :
-Brieuc, je voudrais que...que tu me...me retires ma culotte...s’il te plaît ? »
Monsieur Némard, satisfait, abaisse son bras pour laisser passer Brieuc. Les yeux brillants, affichant un sourire béat, il s’accroupit devant elle et passe aussitôt ses doigts sous l’élastique de sa taille. Il relève son visage vers elle et attend. On devine qu’il jouit de l’instant, du visage bouleversé de sa victime, de la respiration haletante qu’il sent sous ses doigts, de la tension extrême qui les entoure. Il écarte largement le tissu sur le ventre et goujatement il reluque l’intérieur ; les poings crispés, elle rougit encore davantage mais le laisse faire. Les mains se déplacent le long de la ceinture prenant position à la taille, les pouces torsadent le tissu. Encore quelques secondes de patience. Un coup sec, le slip est baissé à mi-cuisses. Par réflexe, elle a croisé ses mains en protection mais ceux qui ont la chance d’être à ses côtés, ont eu le temps d’apercevoir quelques poils pubiens aussi clairs que sa chevelure.
Le triangle de coton, resté coincé dans l’entrejambes, affiche une ombre humide. Vicieusement Brieuc y passe l’index, avant de dégager le tissu d’une caresse sur la face tendre d’une cuisse. Il n’a même pas dissimulé son attouchement et elle n’a pu réprimer un fort tressaillement. Très à l’aise à présent dans son rôle, il poursuit le déshabillage le long des jambes, avec une infinie lenteur. Deux petites frappes sur les mollets font lever l’une puis l’autre cheville. Il n’a pas pris la peine de lui ôter ses bottines à talon et il en dégage si maladroitement le petit linge blanc qu’elle manque de perdre l’équilibre et doit se rattraper à son épaule, en se dévoilant un bref instant.
Elle a le souffle court. Elle ne se serait jamais imaginée aussi nue et entourée de si près qu’elle sent que des vêtements la frôlent.
Brieuc se redresse et agite en l’air le bout de tissu avant de le porter à ses narines en minant l’extase. Pourtant, dans cette atmosphère lourde et tendue, personne n’a envie de rire de ses simagrées.   
-Remerciez donc ce gentleman, Pauline.
-Merci, Brieuc. »
Ces dernières paroles à peine audibles semblent lui avoir coûté un effort surhumain, tant elle ressent l’immense embarras de sa nudité.
Monsieur Némard la prend par l’épaule et la contraint en douceur à se pencher sur une table, jusqu’à ce que son buste repose sur le bois. Ce qu’elle montre l’obsède et elle serre désespérément les cuisses l’une contre l’autre, même si elle sait qu’elles sont si graciles que l’on doit en voir déjà beaucoup.
Sur les indications du prof, Brieuc se tient à son côté et plaque ses paumes sur le haut de son dos, juste sous l’armature de son soutien. Le contact lui fait ressentir à quel point elle est nue.
-Je tiens à vous préciser que si votre attitude ne change pas, ce ne sera pas la dernière fois que vous montrerez 
vos fesses...ou même plus à vos camarades. »
Pauline se jure qu'il n'aura plus l'occasion de toucher à sa culotte, au moment même où une première claque lui déchire les fesses. Elle parvient à se retenir de crier à la deuxième, mais la troisième arrive à bout de sa résistance et elle gémit bruyamment.
Une longue salve de claques moins fortes mais drues vient couvrir tout le terrain exposé. Elle hurle, pleure et se débat pour échapper à Brieuc qui au contraire raffermit sa prise en la coinçant par la taille. 
Elle est dans la plus profonde détresse quand elle se sent soudainement libérée. Elle se relève en sanglots en agrippant ses fesses à deux mains. On la regarde un moment sautiller d’un pied sur l’autre, en tournant en tous sens, avant qu’elle ne se rende compte d’un coup que tous ces yeux écarquillés se concentrent sur sa fente et la frise légère qui la surmonte. Mortifiée, elle se recroqueville et se couvre du mieux qu’elle peut malgré son envie de continuer à apaiser sa douleur.
-Vous pouvez bien vous cacher maintenant, il n’empêche que vous venez de tout montrer à votre classe. Je vous avais bien dit que je serais assez sévère pour que vous ne puissiez pas garder une position décente, ricane le prof.
Un éclat de rire général permet à chacun de se soulager de l’extrême tension vécue.
-Nous n’en avons pas fini, Mademoiselle, j’ai bien l’intention de vous colorer les fesses de telle sorte qu’elles brillent encore pendant les deux prochaines heures où vous allez les exposer à mes autres classes. »
Il s’empare d’une chaise, s’y assied et lui fait signe d’avoir à se coucher en travers de ses genoux.
Pauline est au désespoir, elle pensait au moins ne plus devoir souffrir. Pour la première fois de sa vie, elle s’étend sur les cuisses d’un homme. La position lui semble un comble d’avilissement et c’est encore pire quand une main commence à lui tâter sans complexe tout l’arrière train comme pour en expertiser l’état. La fessée reprend avec vigueur et très vite la douleur ne permet plus à Pauline de contrôler ni ses cris, ni ses soubresauts.
Plus question non plus de penser à resserrer ses jambes. Au 
contraire, après qu’elle se soit vigoureusement débattue en essayant de se relever, la voilà un genou à terre et l’autre jambe relevée, offrant à ceux qui sont dans le bon axe une vue imprenable sur des lèvres luisantes et une fente légèrement entrouverte.
Quand il la libère enfin, elle bondit sur ses pieds. Inconsciente de ce qu’elle vient de montrer, elle s’empresse de croiser ses mains devant elle et essaye de calmer les sanglots qui la secouent encore.
C’est à ce moment que la sonnerie de changement de cours se fait entendre. Jamais sans doute, les élèves n’ont-ils eu tant de regrets qu’une classe s’achève.
Néanmoins, il leur faut bien quitter la salle, tandis que le prof reconduit Pauline sur l’estrade. Il la mène en la tenant  par-dessous l’aisselle, ce qui ne lui laisse qu’une main pour se couvrir.
Pauline se retrouve le nez contre le coin du tableau. Avant de laisser entrer la classe suivante, le professeur lui place les mains sur la tête et lui ajuste posément sous les seins un pan de son chemisier qui s’est échappé du soutien. 

8 commentaires:

Anonyme a dit…

Du grand PACSFZ !

Merci

C'est un réel plaisir, un régal de lire tes histoires.
Vivement la prochaine...

pascfz a dit…

Merci beaucoup,
Mais qui êtes-vous ?

Christophe Piponnier a dit…

Tres belle histoire

Anonyme a dit…

merci beaucoup tres beau texte bien amene...

merci pour la qualite de vos textes

au plaisir de vous lire

damien

Anonyme a dit…

Texte sympathique : vous faites bien monter la mayonnaise

Dommage, simplement, la punition en elle-même est un peu courte

Vivement la prochaine !

Anonyme a dit…

Qui en 1960 n'a pas désiré, fille ou garçon, posséder des parents un peu sévères, fermes mais aimants ; rêvé de fréquenter un collège privé élégant et sévère quoique mixte, où de fréquents (mais légers) châtiments corporels sont administrés aux élèves – garçons ou filles – quand ils se montrent rebelles, paresseux ou dissipés ?

« 1960 – Jeune garçon heureux dans l’élégant collège »
(roman gratuit en texte intégral – formats Pdf, epub, kindle mobi, etc)

Un ancien orphelin devenu riche oisif, fasciné par les châtiments corporels légers (familiaux ou scolaires) et habité d’un intense désir de parents fermes et aimants, s’invente - sous le prisme de ses obsessions- les faux souvenirs d'une enfance heureuse de collégien.


Un jeune garçon, un élégant et sévère collège privé, des fessées de discipline…
http://www.edition999.info/1960-JEUNE-GARCON-HEUREUX-DANS-L.html#forum1303
http://rhedwaal.blog4ever.com/
http://www.edition999.info/_Williams-K_.html
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Extrait
(...)
– La correction terminée, Madame Crawns a reposé la baguette sur son bureau en la faisant claquer. Will s’est redressé et il a rajusté sa culotte, étranglé par les larmes qui roulaient sur ses joues, submergé par le sentiment aigu de l’injustice qui venait d’être commise.
Son visage le brûlait beaucoup plus que son postérieur fouetté ; et son cœur bien plus encore que ce visage.
– S’il y a d’autres amateurs pour bavarder au lieu d’écouter en classe, ils viendront recevoir ici la même punition et pleurer comme Monsieur Will Harts ! Et cette fois, je ferai sans doute baisser la culotte ! a-t-elle lancé à la ronde. J’espère que l’avertissement sera entendu…
Elle a surpris le coup d’œil ironique qu’une fille échangeait avec sa voisine ; elle a aussitôt froncé les sourcils dans sa direction.
– Sachez mesdemoiselles qu’il s’adresse également à vous… Les fessées de discipline ne sont pas réservées aux seuls garçons et le bureau de Madame Swerts ne se trouve pas loin… Certaines d’entre vous pourraient bien aller y faire un tour de ma part pour vérifier si elle a toujours sa baguette !
Ses yeux lançaient encore des éclairs tandis qu’elle promenait sur tous un regard sans équivoque quant à sa détermination. Un profond silence pesait dans la classe, ce genre de silence inquiet qui suit les grandes catastrophes. Puis elle s’est retournée vers Will et, du geste, elle l’a renvoyé à sa place.
(...)

Anonyme a dit…

Le Cancre numeros 4 etait tres bien , mais pourriez vous mettre plus d'espece dans vos textes .Car cela devient vite chiant et cela ne donne pas envie de lire

pascfz a dit…

Oui, c'est vrai que ce n'était pas trop lisible... Je l'ai aéré un peu.